• Comme vous le savez, dans ma tribu recomposée, il y a mon fils unique: le grand et mes 3 filles: la grande, Melle chipie et mini couette. Chez nous les femmes sont en majorité au grand désespoir du fiston. Imaginez vous ce qu'est le quotidien avec 3 filles?

    C'est faire preuve d'une patience à toute épreuve: Dès son plus jeune âge, la fille est une excellente comédienne. Elle chouine, trépigne lorsqu'elle n'a pas ce qu'elle veut, elle peut même pleurer sans larme, si si. Elle sait battre des cils comme personne, faire ses yeux doux, prendre une petite voix enjôleuse, et bien sûr les premiers à céder sont souvent les hommes de la famille, grâce à ses phrases pièges "papa tu es le plus beau" " Oh papy toi tu sais tout". Il faut donc un bon mental pour ne pas céder à ses manipulations. A l'adolescence, la fille est très soupe au lait. La moindre contrariété, elle boude et claque les portes. Elle a une tendance aussi à crier. En fait, le terme crier est un peu léger: la fille s'exprime avec une voix très haut perchée difficilement supportable. Vous comprenez donc pourquoi la patience est nécessaire.

    C'est devoir ruser et mettre toutes ses affaire sous clé. La fille adore piquer les boucles d'oreilles, le maquillage, le parfum et la tunique de sa mère. Votre chambre peut être mise à sac lors de votre absence.

    C'est se lever aux aurores pour prendre une douche ou aller prendre un bain après 22 heures. La fille monopolise longtemps et souvent votre salle de bain, alors imaginez avec 3! Un conseil si vous achetez une maison et que vous avez des filles: trouvez en une avec deux salle de bain.

    C'est négocier un bon forfait téléphonique: la fille passe des heures au téléphone avec ses amies qu'elle vient de quitter, et souvent elle s'enferme dans sa chambre car ses communications sont top secrètes.

    C'est assister à des féroces batailles. Les filles qui se battent, s'agrippent par les cheveux, mordent, pincent...il est difficile de séparer 2 furies qui se battent, voir impossible et ça n'est pas beau à voir.

    C'est avoir une bonne capacité de compréhension. La vie sentimentale d'une fille ressemble les premiers mois à un soap. Difficile à suivre quand on a loupé des épisodes.

    C'est être une bonne négociatrice, car quand votre fille aura un amoureux, un vrai, il va falloir ruser pour convaincre monsieur papa de la laisser sortir au cinéma.

    C'est accepter de la voir devenir une femme, pas facile je vous l'assure. Quand ma grande est devenue une femme, ce fut un moment difficile ( en plus c'était le jour de la naissance de mini couette) mais quand 4 ans plus tard le pharmacien m'a conseillé de lui faire prendre la pilule contraceptive pour réguler ses cycles et apaiser ses douleurs, j'ai cru que j'allais l'étrangler.

    Des filles c'est aussi des virées shopping, des soirées karaoké, des fous rires et de la complicité.

     

                                                   

    3 filles à la maison


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  • Je me souviens de ce mercredi 28 septembre 1994, il était 1h40 quand mon grand est arrivé. Oubliées mes angoisses, oubliées ces 17 heures de douleurs, oubliées cette césarienne en urgence et la peur que j'ai eue de le perdre, il était là et se portait bien. Il a fait de moi une maman, et je découvrais un amour si fort que je n'imaginais pas. Je me suis sentie si forte, prête à me battre bec et ongles, à donner ma vie pour lui. Il était tel que je l'imaginais, beau, éveillé, charmeur, plein de douceur...Il était collé à moi, on ne se quittait pas des yeux, toujours peau contre peau. Ces moments là sont gravés dans mon coeur pour toujours.

    Il a grandi si vite...C'était un enfant gai, farceur, remuant, toujours prêt à faire une bêtise. Il a fait quelques mauvaise chutes et quelques visites aux urgences. J'ai eu beaucoup de frayeurs avec ce diablotin...Comme récemment avec sa première cuite, l'été dernier. Il a eu un peu de mal à s'en remettre. Mais je crois que je n'ai pas fini de m'en faire pour lui.

    La vie n'a pas toujours été facile pour mon petit homme avec des parents qui se déchiraient. Un jour, du haut de ses 9 ans il m'a dit: " Je sais bien que tu es malheureuse, pas la peine de faire semblant". Ce jour là j'ai eu un électrochoc. J'ai repris mes études, passé mon diplôme d'aide soignante, demandé le divorce et j'ai recommencé ma vie avec mes trois grands. Leur papa venait les voir de temps en temps, puis de plus en plus rarement, pour finir par ne plus donner signe de vie. Mon loulou est devenu plus secret, renfermé, j'avais mal pour lui.

    Je me souviens aussi d'un petit homme qui n'aimait pas trop l'école mais travaillait bien quand même ( sans trop faire d'efforts toutefois). Puis de mes batailles avec la CPE et le proviseur adjoint du collège qui prenaient à la légère cette histoire de harcèlement dont était victime mon fils. Nous avons fini par déménager, il est entré dans un autre collège, tout allait mieux, mais il fallu du temps pour guérir de sa phobie scolaire. Sont arrivées les années lycée...laborieuses. Il n'était plus très sérieux, j'ai du lui faire redoubler sa seconde, le ré-orienter en première, puis en terminale il a enfin eu le déclic, et il a obtenu son bac. Aujourd'hui il est à l'université, je lui souhaite de réussir ses études et d'exercer plus tard un métier qu'il aimera et dans lequel il s'épanouira.

    Quand l'Homme est entré dans nos vies, mon grand a eu un peu de mal à accepter ce rival, mais aujourd'hui ils sont très proches. A l'arrivée de mini-couette il était furieux: encore une soeur! ( la troisième) "je m'en fiche c'est pas ma soeur, c'est ma demie soeur!" Mais finalement il l'appelle bien " ma soeur" et il adore ses soeurettes et ferait n'importe quoi pour elles.

    Mon grand bonhomme a retrouvé le sourire, il communique de mieux en mieux avec nous ( petit à petit) nos rapports s'apaisent et j'en suis heureuse. Il devient un homme, un homme dont je suis fière. Un jour il fera sa vie, quittera le nid. Ce jour là sera un jour difficile pour moi, mais il doit voler de ses propres ailes et mes enfants ne m'appartiennent pas. Je lui souhaite de réussir et d'être heureux, et je serai toujours là pour lui. Il restera à jamais mon bébé, mon fils, l'homme le plus important de ma vie.

            

     

                                                      

    Mon fils

     

                                                            


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  • Depuis quelques temps, une idée, ou plutôt une envie, me trotte dans la tête. Trotter, non, le mot est faible, c'est de plus en plus présent, pesant même.J'ai bien essayé de la chasser, de me raisonner, en vain.

    Est-ce de la nostalgie? Est-ce parce que mes deux aînés entrent à l'université et ma dernière au CP? Est-ce parce que plusieurs de mes amies et connaissances s'apprêtent  à donner naissance à un adorable petit être?

    Oui, vous l'aurez deviné, depuis quelques temps je sens comme un vide, un manque, quelque chose d'inexplicable qui vient du fond de mes tripes et qui me ronge. J'aurais aimé avoir un petit dernier...

    Certains diront que je suis folle, j'en ai déjà quatre. D'autres diront que je suis une égoïste, pourquoi me plaindre alors que tant d'autres désirent un enfant et n'y arrivent pas. C'est vrai, j'ai de la chance d'avoir quatre enfants superbes en bonne santé. Une famille nombreuse c'est du temps, de l'énergie.

    Je sais qu'à mon âge ( 43 ans) c'est risqué, d'autant plus que j'ai été suivie pour des grossesses à risques alors que j'étais plus jeune.

    Je sais que cela représente un budget, que nous n'avons pas des salaires de ministre.

    Je sais aussi que l'intervention que j'ai subie suite à des lésions pré cancéreuses sur le col de l'utérus ne me permet pas de mener une grossesse à terme.

    Alors, je me raisonne et je me dis qu'après tout, j'ai tout pour être heureuse, j'ai épousé il y a bientôt deux ans l'homme que j'aime et qui partage ma vie depuis 8 ans, nous venons d'acheter une maison, nos enfants vont bien. J'essaie de faire taire cette petite voix, de chasser cette idée.

    Non, je n'aurai plus d'enfant, même si cela me ronge, c'est comme ça, il y a un temps pour tout.  La page est difficile à tourner mais il le faut. J'attendrai quelques années pour avoir des petits enfants à cajoler.

     

                                                               

    Une envie inexpliquée


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  • Le moment tant espéré et redouté à la fois, est arrivé. Hier, c'était la rentrée des classes pour les deux plus jeunes.

    Mini couette a pris le chemin de l'école primaire pour sa rentrée au CP, une étape dans sa vie de petite fille, une étape pour nous ses parents. Mini couette est ma petite dernière et la fille unique de l'homme; Notre bébé a bien grandi. La veille, elle a eu un peu de mal à s'endormir, elle appréhendait un peu son entrée dans le monde des grands. Finalement, il n'y a pas eu de larmes. Je crois que c'est maman qui a eu le plus de mal à s'y faire. Et aujourd'hui elle est fière d'être dans la grande école et attend avec impatience d'avoir des devoirs ( est-ce normal?)

    Melle Chipie a fait son entrée au collège en début d'après midi hier. Cette année, elle "se la pète" un peu, elle est en troisième, elle fait partie des plus grands. Elle a un emploi du temps bien chargé, normal c'est l'année du brevet des collèges. Je l'ai prévenue, il va falloir qu'elle travaille d'avantage et avec un peu plus de sérieux que l'année dernière, sinon il y aura sanction. J'attends des résultats dès le premier trimestre, à suivre...

    La maison m'a parue bien vide hier, calme, beaucoup trop calme...Mais je sens que je vais très vite m'y habituer.

    Lundi, les deux grands feront leur rentrée à l'université. Fac de biologie pour la grande, à Lens, à une vingtaine de km de la maison, elle fera du co-voiturage la plupart du temps. Pour le grand, ça sera la Fac de droit à Douai, à 40 km du domicile, ça va être plus compliqué. Je vais donc passer les prochains jours à courir pour faire ses demandes d'abonnements de bus et de train. En plus je vais devoir faire deux demandes de cartes de bus, une pour le Nord et une pour le Pas de Calais, hallucinant...Le grand va devoir prendre un bus de chez nous à la gare, un train jusque Arras, un autre train jusque Douai, puis un bus de la gare de Douai à la Fac. Les transporteurs n'étant pas les mêmes dans le Pas de Calais et dans le Nord, il va donc lui falloir deux cartes de bus ( à 50 euros l'abonnement, c'est super!)

    Voilà, bien des étapes de franchies pour nous, mes deux grands à l'université, Melle Chipie qui prépare le Brevet des collèges et mini couette au CP. Ce que je ressent c'est un mélange de fierté et de nostalgie. J'ai l'impression d'avoir pris un sacré coup de vieux cette année....

     

     

                                           

    Bilan de la rentrée


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  • Le sac à main d'une femme regorge de surprises parfois étonnantes, elle y transporte ses petits secrets, une partie de son intimité et il reflète paraît-il la personnalité de sa propriétaire. Dans le mien règne un joyeux bordel, plus il est grand, plus j'en mets. L'Homme est parfois étonné de ce qu'on peut y trouver et se demande bien souvent l'intérêt d'y emporter  tout ça. En voici un petit inventaire:

    -Un porte-monnaie. On a souvent besoin de monnaie pour le stationnement, la pièce pour le caddy, le petit café au distributeur du boulot, la baguette achetée en rentrant du travail, etc...

    -Un porte-feuille dans lequel on y trouve entre autres mon permis de conduire, ma carte grise, ma carte d'identité, carte de groupe sanguin, carte vitale, des photos des loulous et de l'Homme, des bons de réductions...

    -Un porte-carte où ma carte bleue côtoie de nombreuses cartes de fidélité (essentiellement habillement enfants, jouets, supermarchés)

    -La clé de mon casier et un porte-clés garni de mes clés de maison et celle de ma voiture.

    -Un agenda-répertoire

    -Mon téléphone portable

    -Un paquet de chewing-gum sans sucre

    -Un mini vapo de parfum et un mini déo

    -Un paquet de mouchoirs

    -Une bobine de fil et une aiguille ( ben oui, ça peut servir)

    -Des dessins de mini-couette

    -Des stylos

    -Une petite trousse contenant un mascara et un gloss

    Et pour les jours où je sors avec les enfants:

    -Un petit paquet de lingettes débarbouillantes

    -Un étui de petits biscuits et une briquette de jus de pommes

    -Une petite pochette de crayons de couleurs et un petit carnet.

    -Un livre pour mini-couette

    -Et un livre pour maman patienter chez le médecin ou le dentiste

    -Un flacon de solution hydro-alcoolique

    Et voilà, je pense que j'ai fait le tour. Et encore....il s'est allégé depuis deux ou trois ans. A cette époque on y trouvait aussi un doudou, une tétine rangée dans sa boîte et petit bib d'eau.

    Et vous, qu'avez-vous dans votre sac à main?

     

                                           

    Dans le sac à main d'une maman


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