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    Les tribulations d'une famille recomposée. Les ados: Mister Geek, Barbie infirmière, Nabila. Minicouette la petite dernière. L'homme et Mamanfun. Une tribu où l'on ne s'ennuie pas. Des coups de gueule, des coups de coeur, des articles sur la famille, les enfants, les ados, le couple, la maison, la cuisine et les loisirs. Bienvenue chez nous!

  • Il s'en est passé des choses cette année. De belles choses, et des choses moins faciles...

    Mes grands deviennent des adultes indépendants.

    Mon grand est parti de la maison depuis un an pour se rapprocher de sa fac. Ma grande s'est fiancée l'été dernier. Les deux plus jeunes continuent de grandir, d'évoluer. Cette année sera l'année du bac français pour ma numéro trois.

    J'ai regardé mes enfants grandir, j'ai ri, j'ai pleuré, j'ai été épuisée, énervée, apaisée, sereine, triste, heureuse. J'ai été déçue, blessée, mais j'ai reçu tellement de soutien, de témoignages d'amitié, de l'amour...

    J'ai appris de mes erreurs, j'ai appris à lâcher prise, j'arrête de vouloir que tout soit parfait. Je vais de l'avant.

    Je réalise à quel point j'ai de la chance de vivre la vie qui est la mienne.

    Pour moi, pas de liste interminable de résolutions dont je ne tiendrai pas la moitié. Seulement des choses qui me tiennent à coeur, des engagements que j'ai pris avec moi-même et que je compte bien respecter. Continuer ce que j'ai entrepris il y a quatre mois: prendre du temps pour moi, sans culpabiliser, faire du sport, revoir mon alimentation, arrêter définitivement la nicotine. Continuer de profiter de chaque moment passé auprès de ma famille, être une maman bienveillante, savourer nos petits bonheurs quotidiens, ces petites chose qui peuvent sembler insignifiantes pour certains, mais qui apportent tellement pourtant. Trouver plus de temps à partager avec mes amies aussi.

     

    Merci à vous qui me suivez, c'est un bonheur de lire vos commentaires, de savoir que les anecdotes de notre tribu vous font sourire. Merci pour ce que vous m'apportez.

    Je vous souhaite pour 2017 des étoiles dans les yeux, des sourires.

    Je vous souhaite une année sous le signe de la tolérance, le respect, la gaieté. Une année de bienveillance, d'humour, de bonheur et d'amour.

    Je vous souhaite une merveilleuse année 2017.

     

                                                        

    Au revoir 2016, bonjour 2017


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  • On ne naît pas maman, on le devient.

    Depuis l'âge de 18 ans, je savais que je serais maman. Pas tout de suite bien sûr, mais je voulais avoir une grande tribu ( entre 2 et 4 enfants), je ne savais pas ce qui m'attendait....Je suis maman depuis presque 22 ans, et depuis j'improvise.

    Pour moi être maman, c'est d'abord découvrir un amour intense, infini, qu'on ne soupçonnait même pas. Etre maman, c'est ne plus avoir de temps pour soi,faire passer sa progéniture en premier. Combien de fois ai-je eu envie de ma faire plaisir, de faire une virée shopping, et suis-je revenue avec des vêtements pour les enfants. Oui, je les ai souvent fait passer avant moi et je le ferai probablement encore sans aucun regret.

    Etre maman c'est avoir peur, perdre son insouciance. J'ai souvent eu peur. Peur que la grossesse se passe mal, peur de la mort subite du nourrisson, peur des chutes, d'un kidnapping, d'un accident. C'est s'inquiéter, s'inquiéter pour leur avenir, qu'ils fassent une mauvaise rencontre, s'inquiéter quand ils sont plus grands et qu'ils commencent à sortir le soir, lorsqu'ils prennent le volant, et ce ne sera jamais fini.

    Etre maman, c'est culpabiliser. Culpabiliser lorsqu'on les puni, lorsqu'on perd patience, lorsqu'on manque de disponibilité, lorsqu'on rentre tard du travail et qu'ils dorment déjà.

    Etre maman c'est espérer, espérer qu'ils soient heureux, que tout aille bien pour eux et qu'ils réussissent dans la vie.

    Etre maman c'est  courir,  courir entre le boulot, la garderie, les conduites au collège, au lycée, aux goûters d'anniversaires, aux rendez-vous médicaux. C'est essayer de tout gérer, la maison, le travail, leur éducation. C'est être épuisée parce que les journées ne sont pas assez longues. C'est s'organiser pour ne pas être débordée et pour pouvoir leur accorder du temps.

    Etre maman, c'est passer des nuits blanches. D'abord parce qu'un nourrisson demande à manger ou à être changé à toutes heures, ensuite il y a les poussées dentaires, les maladies infantiles, les cauchemars, puis viennent les examen et l'angoisse qui les accompagne, les sorties en discothèque et les premières nuits en dehors de la maison.

    Etre maman, c'est pleurer. Pleurer de fatigue, pleurer d'inquiétude, pleurer lorsqu'ils sont confrontés à leurs premières vraies peines, pleurer parce que parfois les conflits éclatent à l'adolescence, mais c'est aussi pleurer de joie.

    Etre maman, c'est douter, se demander si on a bien fait, si on a pris la bonne décision, si on est à la hauteur..Etre maman c'est être fière, fière de leurs progrès, fière de leurs succès.

    Etre maman c'est rire, rire de leurs mots d'enfants, rire de leur bêtises, rire parce que l'on passe de bons moments ensemble.

    Etre maman c'est traverser des zones de turbulence. 

    Etre maman c'est donner un sens à sa vie.

    Etre maman c'est donner sans rien attendre en retour. 

    Etre maman c'est un rôle difficile mais tellement gratifiant.

    Etre maman c'est mon plus beau rôle. 

    Je sais qu'un jour viendra où mes enfants partiront et auront leurs vies respectives. Ce jour là j'aurai le cœur lourd, mais je serai toujours là pour eux et ma porte leur sera toujours grande ouverte, parce que, lorsqu'on devient maman, c'est pour la vie.

     

                                                             

    Etre maman

     


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  • Vendredi soir, j'ai découvert une partie de la tragédie en rentrant du travail. Cette nuit là, j'ai mal dormi, j'ai repensé aux événements de janvier dernier...Je me suis levée samedi matin en espérant comme beaucoup avoir fait un cauchemar, et j'ai appris l'horreur: au moins 120 victimes.

    J'étais sous le choc, en larmes. J'ai pensé aux victimes, à leurs familles. J'ai pensé à mes enfants, au pays que nous leur laissons...Plus rien ne sera comme avant.

    Ces fous qui veulent nous faire peur, qui veulent nous monter les uns contre les autres.

    J'ai envie de vous dire mes enfants que je n'ai pas peur, mais j'ai peur pour vous.

    Je veux vous dire en revanche de ne pas écouter tout ce qui se dit autour de vous, de ne surtout pas faire d'amalgame et de rester tolérants.

    Aujourd'hui je suis triste, je ne connais pas les victimes, mais j'ai beaucoup de peine pour eux et leur entourage. Je n'ai pas allumé la télé pour épargner Minicouette trop jeune pour voir tout ça, pour essayer de m'enlever de la tête toutes ces images horribles qui me donnent la nausées. Je ne sais pas comment aborder le sujet avec ma puce, j'espère que demain à l'école, sa maîtresse trouvera les mots justes. Je ne sais pas comment rassurer mon ado de 15 ans, effrayée par ce qui se passe. Comment pourrais-je lui dire de ne pas avoir peur, que c'est fini, que ça va aller et qu'il ne leur arrivera rien et être crédible?

    Tout ce que je peux faire pour le moment, c'est  serrer très fort les gens que j'aime, passer du temps avec eux, profiter de chaque moment.

    Nous allons continuer à rire, sortir, profiter de la vie pour tous ceux qui ne peuvent plus le faire. Nous allons leur montrer à ces fanatiques que la France est forte et reste droite.

    #PrayforParis

     

                                              


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  • Comme vous le savez sans doute déjà, je suis aide-soignante. Je suis diplômée depuis 10 ans, et je travaille dans un foyer d'accueil médicalisé de l'APF depuis 3 ans.

    J'aime mon métier même si il es difficile et mal reconnu. Certaines personnes pensent que nous sommes AS parce que nous étions incapables d'être infirmières. Ce qui est faux; Beaucoup d'entre nous ont choisi ce métier pour le côté relationnel, la proximité avec le patient. Je connais des AS qui avaient leur diplôme d'infirmières et qui ont préféré être aides soignantes quelques années plus tard. Notre métier souffre d'un manque de reconnaissance de la plupart du grand public, parfois du reste du corps médical et surtout des grandes institutions. Personnellement, je pense que l'on devrait revoir le niveau exigé pour cette profession et la formation, et donner un vrai statut à notre métier. Les AS se retrouvent de plus en plus à pratiquer des gestes infirmiers ( pas de la faute des infirmières, mais des médecins qui se déchargent aussi de plus en plus sur elles, et des papiers administratifs qui leur demande beaucoup de temps). Mais ceci est un autre sujet.

    Les aides soignantes travaillent en collaboration et sous la responsabilité des infirmières. Notre rôle consiste à surveiller le patient, prendre sa température ou son pouls, l'aider à se lever, à se laver, s'habiller, manger et effectuer les gestes de la vie quotidienne. Nous devons respecter des règles d'hygiène très strictes. Nous apportons un soutien psychologique au malade, conseil et réconfort aux familles avec lesquelles nous sommes également en rapport. Attentifs à toutes modifications de l'état du patient, nous transmettons nos observations à l'équipe médicale.

    Les qualités requises pour cette profession: Il faut apprendre à être patient, être à l'écoute et souriant. Le plus souvent debout, nous devons porter ou soutenir le patient, il est donc nécessaire d'être en bonne condition physique.

    Dans le foyer où je travaille, nous accueillons des personnes handicapées moteur. Cela peut être un handicap de naissance, ou survenu plus tard dans l'enfance ou l'âge adulte ( sclérose en plaque, myopathie, accident...). Notre rôle consiste donc à compenser partiellement ou totalement un manque ou une diminution de l'autonomie des personnes. Nous accompagnons ceux-ci dans les activités de la vie quotidienne ( hygiène, repas, habillage, sorties, etc). Nous contribuons à leur bien être, et dans la mesure du possible au maintien de leur autonomie.

    Nous travaillons avec des infirmières, auxiliaires de vie, aides médico-psy, animateurs, ergothérapeutes, kinés, psy et veilleurs de nuit. Nos horaires sont postés, soit de 7 à 14 h, soit de 14 à 22h, et nous travaillons un week end sur deux. Nous passons donc beaucoup de temps avec les résidents. Ils ont une chambre meublée à leur goût, souvent équipée d'un lit médicalisé, et une salle de bain assez grande pour un fauteuil roulant. Certains partent les weekends ou les congés d'été dans leur familles, d'autres non. Certains reçoivent régulièrement de la visite. Pour ceux qui sont plus souvent seuls, ils se confient généralement à nous. Il y a beaucoup d'échanges avec eux, nous les accompagnons aussi en consultation, en courses, nous organisons des sorties ( bowling, ciné, resto,concert, musées, discothèque) et certaines font même des séjours ou minis séjours avec un groupe de résidents . Cette proximité fait que nous n'avons pas les mêmes rapports avec nos résidents que les AS qui travaillent en milieu hospitalier. Il est plus difficile de prendre du recul, et en cas d'hospitalisation ou de décès, nous sommes plus touchées et plus vulnérables. Il nous faut absolument nous protéger et trouver un moyen d'évacuer la fatigue psychologique et les tensions, pour ne pas faire un burn out.

    Même si ce métier est fatiguant physiquement et psychologiquement, même si il nous demande beaucoup d'énergie et des nerfs d'acier, même si ce n'est pas toujours évident de travailler les weekends,  même si nous connaissons des moments de grosse tension ( un milieu de femmes implique parfois des histoires), je ne changerai pour rien au monde. J'aime ma profession, j'aime prendre soin des autres, être à leur écoute, j'aime les rapports d'échanges et de confiance que j'ai avec les résidents, la complicité et les fous rires que j'ai avec la plupart de mes collègues.

    Je suis aide soignante et j'en suis fière

     

                           

    Ma profession: Aide-soignante


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